LA DERIVE COMME DISPOSITIF D’EXPLORATION
Il s’agit d’un chemin basé sur le hasard avec la fabrication et l’usage d’un jeu de carte dans un espace prédéterminé (dans notre cas, le jardin botanique et le quartier post industriel de Sébeillon à Lausanne).
C’est une façon de fixer une enquête par des traces personnelles. Ces traces sont susceptibles d’être transformées. Le développement des contraintes du jeu dans le parcours d’un espace met l’expérience au centre et établit des pensées divergentes, androgynes, janusienne…
Cette approche permet le traitement et la recombinaison de diverses sources récoltées. Elle permet aussi de partager des expériences vécues d’un espace donné avec d’autres.
La dérive élargit le paysage comme thématique. Dans ce sens, cette activité est pré-esthétique et aussi anti-esthétique car, le « vouloir beau-belle » se soumet mal à la règle du jeu.
Le déplacement à travers un lieu nous affranchit de la notion stéréotypée du paysage. Il s’agit bien d’une phase de déconstruction de l’habitude de traverser un espace, pour complexifier notre rapport à celui-ci. Le territoire devient dès lors « notre », exprimé par une expérience personnelle et pourtant chargé d’une histoire et d’un usage social.
« Tout jeu est d’abord et avant tout une action libre » Huizinga

PHASE ENREGISTREMENT : Réunion et discussion sur ses expériences
1) Rendez- vous à l’extérieur, là où commence l’espace public dans un parc, ou devant chez vous.
2) Tirez les icônes de manière aléatoire et respecter les instructions aléatoires données par la vignette.
3) suivez les contraintes des cartes et commencer à documenter en respectant les icônes (son, photo, on peut en rajouter comme: parler avec quelqu’un, …)
PHASE ANALYSE : restitution
1) Formuler un langage complexe (fiche déambulation sensitive).
2) Partager l’expérience et archiver un fait marquant vécu durant cette expérience dans un carnet ou un smartphone.
Selon cet auteur le jeu précéderait la culture.
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Nomadisme intellectuel de Kenneth White
(L’esprit nomade, 1987)
Partir de la poétique du marcheur change notre façon de regarder et d’écouter. Kenneth White philosophe et poète anglais parle de nomadisme intellectuel pour que l’espace que nous occupons devienne un lieu de réflexions intellectuelles et de productions esthétiques. Son projet de géopoétique propose l’exploration des lieux comme des espaces à définir pour soi (trouver de la valeur par l’expérience, une culture). Kenneth White philosophe et poète, marcheur quotidien croit en une force poétique (celle du poète-penseur), nous questionnne sur le rôle même de notre lieu de travail (celui de l’enseignant), sur l’interdisciplinarité qui comme souvent ne resiste pas au « manque de temps » et « d’espaces ». Reprendre des espaces à notre portée fait partie des enjeux de résonances urbaines.
Kenneth White : La géopoétique ou comment habiter poétiquement le monde
Guy Debord et la dérive urbaine
Guy Debord invente le concept d’urbanisme unitaire qui est défini comme « la théorie de l’emploi d’ensemble des arts et techniques concourant à la construction intégrale d’un milieu (urbain) en liaison dynamique avec des expériences de comportement ». In: Guy Debord, (1958), Théorie de la dérive, l’Internationale situationniste, n°2.

Edition Bauhaus imaginiste, 1959.
Les univers des architectes et des artistes se croisent. Ils tentent en même temps d’appliquer une critique et de transformer par des actions la société marchande et utilitariste. Debord élabore une action artistique qui se réapproprie l’espace urbain de manière affective tout en évitant la mise en spectacle de celle-ci. La psycho géographie est une déambulation hasardeuse qui provoque des rencontres, génère de nouvelles situations (Steireif, 2011, La ville artiste et la participation):
«Le sujet est prié de se rendre seul à une heure qui est précisée dans un endroit qu’on lui fixe. Il est affranchi des pénibles obligations du rendez-vous ordinaire, puisqu’il n’a personne à attendre. Cependant ce rendez-vous possible l’ayant mené à l’improviste en un lieu qu’il peut connaître ou ignorer, il en observe les alentours. On a pu en même temps donner au même endroit un autre rendez-vous possible à quelqu’un dont il ne peut prévoir l’identité. Il peut même ne l’avoir jamais vu, ce qui incite à lier conversation avec divers passants»
Debord, 1958, Théorie de la dérive, l’Internationale situationniste, n°2
Les situationnistes:
«Nous pensons d’abord qu’il faut changer le monde. Nous voulons le changement le plus libérateur de la société et de la vie ou nous nous trouvons enfermés. Nous savons que ce changement est possible par des actions appropriées.» C’est par ces mots prononcés par Guy Debord lors de cette conférence, qu’a été fondée l’Internationale Situationniste.
Umwelt und SpracheLandscape Writing – brauchen wir eine ökologische Poetik?
Essai radiophonique (en allemand): 06.03.2022
Länge
29:37 Minuten
Autor
Von Volker Demuth
Sendung Deutschlandfunk
Volker Demuth (né le 21 juillet 1961) est un écrivain allemand. Son œuvre comprend de la poésie, de la prose et des essais. Demuth a développé au sein de la littérature une forme d’installation linguistique lyrique multimédia, avec le « RaumPoem ».
Arts et éducation relative à l’environnement : un maillage incontournable
Un document de la revue Éducation relative à l’environnement, Volume 14, numéro 1, 2017.
https://id.erudit.org/iderudit/1060253ar
Vincent Bouchard-Valentine
Professeur au Département de musique de l’Université du Québec à Montréal
ci-dessous, un extrait de la revue:
(…) Magali Babin nous conduit hors de la nature et nous propose d’écouter les sons de la ville à travers des balades sonores immersives qui sont l’occasion d’explorer les relations entre l’être humain, l’espace sonore physique et l’espace sonore psychique. L’écoute y est envisagée comme « une expérience esthétique et sensible du réel dirigée vers les sphères environnementale, sociale et privée ». Pour Magali Babin, la balade sonore devient une démarche artistique pluridisciplinaire à travers laquelle l’artiste adopte la posture d’un apprenant critique de son environnement sonore : « Le bruit des grandes villes, ce murmure incessant, possède une certaine uniformité, au diapason des moteurs, même s’il se module selon les heures et parfois, aux rythmes des saisons. Ce bourdonnement citadin peut-il aussi se singulariser, ou bien ses qualités acoustiques sont-elles devenues universelles ? » L’auteure suggère une pédagogie de l’écoute qui intensifie et consolide « la relation sensible entre l’individu et son environnement » (…).
Magali Babin, artiste.
Lien à son oeuvre: https://magalibabin.com/
Ein Literarischer Atlas Europas
Forschungsprojekt ETH Zurich, Institut für Kartografie und Geoinformation
Träume, Sehnsüchte, Erinnerungen – über die Darstellung der Dimensionen projizierter Orte in Fiktionen
Dreams, Longings, Memories – Visualising the Dimension of Projected Spaces in Fiction
Posted by Anneka Weber on Donnerstag, Januar 9, 2014

« Europa verfügt über einen immensen Reichtum an fiktionalisierten Landschaften und Städten, also Orten, die in der Literatur zu Schauplätzten geworden sind. Ein literarischer Atlas verzeichnet solche Handlungsräume von Romanen, Novellen, Erzählungen, Balladen, Dramen und macht so die spezifische Geographie der Literatur sichtbar »:
Wo spielt Literatur und weshalb spielt sie dort? Wie nutzt, überformt, verfremdet oder re-modelliert sie – über mehrere Epochen – bestehende geographische Räume? Und wie lassen sich solche fiktionalisierten Landschaften und Städte, darstellen und deuten?
Forschungsprojekt ETH Zurich, Institut für Kartografie und Geoinformation
Posted by Anneka Weber on Donnerstag, Januar 9, 2014
http://www.literaturatlas.ethz.ch/forschungsmaterial/glossary/index.html#Literaturkartographie
Abcédaire / Glossar